Mise à jour du 23/05/2017: carnet de bord/russie/le récit
    

 

 

 

 

RUSSIE

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Le récit du voyage (partie 2)

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22 05 2017 – Irkoustk

J’y serai quand même arrivé, en avion certes mais après tout ça m’est égal. Le retour est prévu en train sur 4 jours, de quoi profiter du paysage et méditer sur mon sort. Le décalage horaire (+ 5hrs) fait mal au crâne, mais un petit somme et je pars pour un petit tour en ville, guidé par Vova, mon chauffeur de taxi qui m’a adopté. Tout de suite une chose m’étonne. Il y a autant de voiture avec le volant à gauche qu’à droite. Rassurez-vous tout le monde conduit bien à droite, on n’est quand même pas chez les belges, et j’imagine que la proximité de la Chine doit y être pour quelque chose, et encore je crois qu'ils roulent aussi à droite, non ? La ville d’Irkoutsk laisse planer un avant-goût du froid sibérien, même si il fait plutôt beau en ce moment, mais tout semble prévu pour affronter les longs hivers blancs et glaciaux qui inspirent tant d’écrivains.

                                                  Désolé problème pour rentrer les photos!

23 05 2017 – Ile d’Olkhon

Je n’y ai pas résisté, j’ai voulu, moi aussi, ressentir l’atmosphère si particulière du lac Baïkal qui a envouté Sylvain Tesson au point de s’y abandonner 6 mois en ermite. Même si mon expérience, tout aussi solitaire, n’est évidemment pas comparable, elle m’offre quand même l’esprit disponible pour en apprécier le sens jusqu’à ses moindres contradictions, qu’il dissèque d’ailleurs si bien dans son bouquin « Dans les forêts de Sibérie ».

Il a raison quand il gémit « à quoi sert d’écrire un journal quand d’autres poètes sont capables de ramasser leur vie en trente mots ». Mais que dire de celui qui en fait 225 pages, alors, toutes sublimes de vérités et de poésie, qu’il empreinte d’ailleurs, un peu trop à mon goût, à d’autres expérimentateurs notoires. Que nous laissent ces auteurs fameux, à nous les profanes de l’écriture, sinon la maladresse du plagia? Parfois la littérature ne devient-elle pas une autre forme de prison dont les mots en sont les barreaux. Je retiendrai de son œuvre, ses gouteuses allégories sur la solitude qu’il compare à une conquête qui rend la jouissance des choses. Je me dis que j’aurai goutté un peu de cette volupté, qu’il orne de justesse, pour vouloir la vivre encore un peu mieux.
 
En attendant, je vais m'inspirer sur l’ile d’Olkhon où je me poserai trois jours dans la petite ville de Khuzhir. 300 kms d’Irkoutsk, et 6 heures de transport en bus, ce sera ma punition pour ne pas avoir eu les couilles d’amener la moto jusque-là. Le dos, lui non plus, ne va pas apprécier ! 

 



 
 

  






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