Mise à jour du 27/06/2017: carnet de bord/epilogue/le récit
    

 

 

 

 

EPILOGUE




Que retenir de mon histoire sur ces deux années de vadrouille intérieure et solitaire.

Somme toute donnera-t-elle l’impression de s’être réduite comme une peau de chagrin. Des conférences que je devais faire, mais encore plus du trajet initial que j’avais imaginé, ne restera qu’une partie bien loin de mes projections initiales.

                               Mais ça, je le savais avant même mes premiers tours de roue.

Il en a pour qui le résultat dépassent les ambitions, moi ça ne m’est jamais arrivé, et la science, avec son lot d’incertitude et de risque, ne m’a pas raisonné. Certains y verront de la prétention, là où je ne perçois qu’un moteur de vie. Ce qui m’importe n’est pas tant le résultat que le cheminement de l’expérience, et à ce jeu j’aurais eu mon lot d’épreuves qu’il m’aura fallu surmonter avec plus ou moins de pertinence.

Passé l’étape de la préparation, qui transcende le voyage par ce qu’elle anticipe du rêve, est venue la confrontation de l’angoisse et de l’exaltation du départ, chacun supplantant l’autre tour à tour avant de se fondre dans l’étrange mélasse de l’instant où il y a fallu me lancer. Rapidement, j’ai compris qu’il ne me fallait pas parasiter mon cheminement par des intermèdes professionnels et que l’attention que méritait mon expérience suffirait amplement à remplir mon nouvel espace. Pour cette même raison, je n’aurai pas persévéré beaucoup pour trouver des sponsors après quelques timides tentatives, plus flatteuses que conceptuelles. Plus j’avançais dans les préparatifs et plus ma détermination à préserver ma liberté, sans m’aliéner des obligations contractuelles, m’est apparue une évidence. Bien sûr, j’avais conscience que cette option limiterait mes ambitions et s’accompagnerait d’un sacrifice financier que j’étais prêt à assumer, en saluant le soutien des quelques bienfaiteurs dont j’ai bénéficié. Je remercie à cette occasion tous ceux qui, par un biais ou un autre, m'auront supporté, que ce soit pour la logistique, l'hébergement ou simplement leur amitié et j'espère les avoir fait voyager un peu avec moi.  
    
Pas loin de 70.000 kms au compteur auront comblé une grande partie de mes attentes. L’Amérique du sud, avec l’Argentine, l’Uruguay, le Brésil, la Bolivie et le Chili, aura certainement été le voyage le plus accompli avec son lot de découvertes, de rencontres, d’émotions, comme de frustrations. Pas moins de 40.000 kms, et huit mois passés sur ce continent, auront gravé une aventure, d’abord fébrile d’inexpérience, puis ciseler d’épreuves avant de murir de ses périples. Les montagnes boliviennes auront été l'une des plus inoubliables expériences de raid, à la mesure de ma première traversée du Ténéré avec mon vieux pote PP, mais je garde en mémoire l'incroyable accueil que j'ai reçu sur tout ce continent et la solidarité du monde de la moto qui en est la quintessence.

L'interlude français, prolongé de 4 mois, le temps pour KTM-France d’œuvrer pour ma moto, m'a offert l'occasion de la redécouvrir sur 6.000 kms et de me rassasier de ses beautés, comme de ses radars.   

L’Australie, inhospitalière et rude tout au long des 8.000 kms de sa traversée du sud au nord, m’aura laissé une impression mitigée par ce que m’en promettait mon imaginaire, mais je garde une nuance respectueuse du visiteur qui se présente sans y avoir été invité. 3 mois, n’auront cependant pas suffi pour ne pas m’y sentir étranger et les deux semaines prisonnier de Darwin ont peut-être injustement accentués cette sensation étrange. Il n’en reste pas moins la satisfaction de connaitre cet immense continent du bout du monde contrasté entre sa prétention et sa réalité.  

Enfin, 10.000 kms en Europe de l’Est pour atteindre la Russie (et en revenir), auront fini de me gaver de conduite, comme je l’espérais, pour m’échouer à Moscou et devoir renoncer à la Mongolie à cause d’une monture récalcitrante, mais pas que. L’étape russe aura été, elle aussi, chaotique et l’usure de la carcasse, dont auront eu raison des conditions climatiques inhabituelles, aura contribué à mon renoncement sur cette dernière étape. Après tout, même Napoléon n’a pas été plus loin, alors au bilan je n’en éprouve pas plus de frustration. L’accumulation de facteurs, comme un visa trop court, des ennuis physiques, une connexion avortée pour le transport de la moto jusqu'à Omsk, et encore les finances, a sonné l’heure de la retraite en me privant de la Mongolie. Ce n’est pas Oulan-Bator que je regrette, les échos décrivent une ville polluée au sens propre comme au figuré, mais j’aurais aimé expérimenter ses espaces montagneux propices à l’un des meilleurs terrains de jeu pour la moto. L’incertitude oppressante sur la fiabilité de ma KTM m’aurait de toute façon privé du plaisir que je pouvais en attendre. Je n’exclus pas de ce bilan les 5.000 kms entre Irkoutsk et Moscou qui, même réalisés en train, s’inscrivent sans rupture dans mon projet. La Russie, autrement donc, une découverte heureuse pour moi, avec son accueil incroyable et ses paysages sauvages de Sibérie, sans oublier le petit détour mémorable de 1.000 kms sur Saint Pétersbourg jusqu'à la frontière nord de l'Estonie. N’est-ce pas le principal enseignement des voyages que de s’adapter aux circonstances et de n’en retenir qu’une suite.

Tant de paysages et autant d'ambiances, auront défilé devant moi tout au long de ces kms, dont beaucoup resteront inoubliables comme des tableaux de maîtres, sans prix, suspendus à ma mémoire. Bien sûr, il manquera l’Asie et son lot de mystères pour achever ma plénitude, mais je me console en m’en faisant déjà un prochain objectif.  

Mes péripéties m’auront contraint à revenir au bercail à trois reprises, après l’Amérique du sud et l’Australie, pour remettre en état la moto, la première fois, et le bonhomme, la seconde, et les deux une dernière fois de Russie. Mais, l’un des enseignements que j’aurais tiré de ce délire est de savoir apprécier le vécu à condition de s’y consacrer pleinement.

Chacun aura son verdict, mais je resterai le seul à en avoir la légitimité car des récits et des photos ne transpirera jamais qu’une partie de la vérité dont je garderai en moi l’intimité du vécu. Aucune photo, aucun film, ni même la meilleure littérature, ne saurait retranscrire l’intensité parfaite d’une communion authentique avec soi-même lorsque l’on s’insinue dans l’instant. Difficile de savoir si la solitude est un atout pour atteindre cette plénitude, ou un handicap pour en pallier les déconvenues. Ce que je sais, c’est qu’elle en décuple la sensation, et peut-être même qu’elle garantit d’une certaine bienveillance que j’aurais ressentie tout au long de mon périple. A aucun moment, je n’aurais été en insécurité, ou même menacé. Quel que soit le pays, j’aurais été accueilli avec des sourires et une entraide qui m’auront fait réfléchir sur les préjugés que l'on nous assènent et qui finissent par nous imprégner. Combien de fois me serais-je reproché de m’être engagé sur une piste, un quartier, un pays, la gorge serrée et le ventre noué des rumeurs apprises malgré moi, pour en être ressorti avec un soulagement ridicule et le regret de n’avoir pas été assez disponible pour les recevoir plus sereinement. Je sais que d’autres voyageurs auront eu moins de chance que moi, et le nombre d’anecdotes de baroudeurs agressés, détroussés, voire retrouvés morts, aux quatre coins du monde, ne suffiront pas à me faire changer d’avis. Je n’oublierai jamais que la seule violence dont j’aurai été victime se sera déroulée dans notre bonne ville de Nantes, avant mon départ.
         
Parlons de la moto. Peut-être aurai-je été un peu trop sévère avec ma partenaire, car au bilan, je reste convaincu que c’est une bonne moto, digne de sa renommée, et que la plupart de nos avaries n'auront été le plus souvent que la conséquence d'erreurs humaines. Malgré nos déboires, je lui garde une affection particulière. Comment la blâmer (je sais maintenant que c’est une fille), alors qu’elle m’aura certainement offert ce qu’elle avait de mieux sur ces deux ans de concubinage. Pour le meilleur comme pour le pire, aurait dit un prêtre.
 Son comportement, comme son confort, sur les routes souvent défoncées, que j’ai particulièrement recherchées, sont certainement encore inégalés par ses concurrentes, et la belle a plutôt fière allure « off-road ». Je lui dois  de mettre sorti de situations délicates à plusieurs reprises. Finalement pas de panne d'organes majeurs, moteurs, cadre, comme l'électronique et les suspensions qui n'ont pas failli. Mais, ma danseuse a les chevilles fragiles et mes plus gros problèmes seront survenus après chacun de mes arrêts au stand, pourtant dans des concessions officielles KTM, que je ne pouvais pas zapper pour préserver ma garantie. A chaque fois que je m’y suis rendu, parfois au prix de grands détours, j’en suis reparti avec de nouveaux problèmes qui auront rongé la confiance que l’on doit garder en sa monture lorsque l’on souhaite s’aventurer sur des terrains inhospitaliers. Il y de quoi s'interroger, mais peut-on en blâmer directement la firme, même si je garde un goût amère pour ce que ces défaillances m'auront coûté en l'absence du soutien que l'on m'avait pourtant promis? Financièrement d'abord, le budget de la moto, entretien, réparation, transport et hébergement, lorsque la situation me l'a imposé, s'élève au total à près de 40.000€, incluant pour une bonne moitié l'achat et la préparation, tout de même. Mais plus encore, la pression grandissante que j'en ai ressenti à la suite d'avaries répétitives, trop tôt dans mon voyage, m'a privé de beaucoup d'horizons en rognant ma témérité. Croyez moi, s'aventurer seul seul dans certains endroits ou sur certaines pistes, en se préoccupant de la fiabilité de son matériel, grève un peu la jouissance que l'on y trouve.

Bref, je ne vais pas refaire l’histoire et la question serait de savoir si la concurrence aurait été de meilleur augure ? Pas sûr! Je connais pas mal de comparses BMistes qui ont de quoi se plaindre, aussi. Je ne dois pas oublier que KTM-France m’a quand même échangé le moteur à 50.000 kms pour seulement 1000€ de main d’œuvre, même s’il n’était pour rien dans ma délicatesse grandissante avec la moto. C’est du côté des roulements que ça pêche, pour avoir dû changer 3 fois ceux de la roue arrière et 3 fois ceux de la direction, avec en sup. 2 fois les rotules d’amortisseurs. Rien de bien grave, évidemment, excepter l’attente de quelques semaines, voire des mois dans certains endroits, pour recevoir les pièces si vous ne les avez pas avec vous, et encore, quand le mécanicien fait le job correctement. Passons, après tout, tout cela n’est-il pas partie intégrante de ce genre de périple ? Et je suis certainement aussi coupable ne pas être moi-même suffisamment expert en mécanique pour avoir su combler leurs lacunes.

Le facteur budgétaire a aussi pesé dans les décisions de modifier mon parcours après certaines étapes décisives. Je ne vais pas en refaire le détail, et ma volonté de faire ce voyage dans un minimum de confort, au regard de mes moyens physiques et de mon âge, moins jeune que je ne le pense, a certainement contribué à l’évaporation de mes finances. Je pourrai avancer des raisons de sécurité, pour avoir renié sur le camping, mais la nécessité de récupérer de mes journées de chevauchée sauvage a été un facteur déterminant pour privilégier des hébergements moins économiques. S’il avait fallu, les conditions climatiques que j’ai affrontées pratiquement pendant tout mon parcours, sur trois continents, justifieraient à elles seules cette option. Partout, le climat inhabituel que j’ai rencontré, pourtant savamment étudié pour ne pas le subir, faisait l’étonnement des autochtones. Au nord du Brésil, il n’avait pas plu depuis plus de 5 mois, laissant les indiens d’Amazonie sans ressource sous des chaleurs dépassant 40°C. Dans la région de Buenos-Aires et du nord de l’Argentine, ce sont les pluies diluviennes qui ont causé des inondations jamais vues depuis des décennies, comme au sud de l’Australie, où des états entiers sont restés privés d’électricité pendant plusieurs semaines lors de mon passage. Je ne parle pas du désert australien, où je me suis carrément fait dessus, tellement la chaleur de plomb et la faune inhospitalière, y étaient inaccoutumées. Le final sera à la hauteur, avec un temps d’hivers, entre 2 et 6°C, tout au long de la remontée de l’Europe de l’est, depuis l’Italie jusqu’en Lettonie, avec des trombes d’eau glaciales ininterrompues, en plein mois d’avril. Bien entendu, j'ai été accueilli comme il se doit en Russie, avec de la neige au mois de Mai et des températures pratiquement négatives qui me suivront jusqu’à Saint Pétersbourg, début juin. Dérèglement climatique ou concours de circonstance ? L’accumulation d’anomalies climatiques, annoncées par les scientifiques, et surtout confirmées par les anciens, est quand même troublante, et il ne reste que ceux qui ont les moyens de s’y soustraire, ou d’en faire du profit, pour ne pas s’en préoccuper.
    
Il faut savoir prendre son temps lorsque l’on entre dans un nouveau monde, un autre pays, voire un continent. Aux premières inquiétudes, auxquels vous soumet l’inconnue, s’insinue petit à petit une atmosphère familière par la compréhension des modes de vie, des fonctionnements et des repères de société, qui feront de ce nouvel environnement ce que vous lui porterez d’attention. Les comportements et les coutumes, ne sont que le reflet d’une nature qui héberge ses hôtes et les caractères des hommes s’y forge de ce qu’elle leur laisse exploiter. Les dysfonctionnements sont criants d’une irrémédiable déraison, mais partout l’humanité semble encore vouloir accueillir le voyageur qui la respecte. Je suis marqué par la similitude des sociétés que j’ai côtoyées. Derrière leur posture et leur couleurs, les hommes y sont partout les mêmes et chacune de leurs psychologies se retrouve finalement identique aux quatre coins de la planète, quand elle s'exprime librement. C’est à se demander pourquoi on aime tant se foutre sur la gueule, peut-être parce que l’on ne sait pas assez que l’on se ressemble. Seul le décor change et encore, à y regarder de plus près, pas tant que ça. Combien de fois un bout de terre, aussi magnifique soit-il, m’aura paru similaire à un autre, ailleurs. Ce qui les différencie n’est bien souvent que leur dimension et la distance qui nous en sépare. Mais il suffit de s’en approcher pour qu’ils nous deviennent familiers.

Si je devais extraire trois lieux parmi les plus magiques que j’ai traversés, je citerai sans hésiter, l’Amazonie, les montagnes boliviennes et le lac Baïkal, que j’assimile à la majesté des déserts africains que j'ai connus autrefois. Mais il me reste tant d’endroits inconnus, qu’il serait ridicule de prétendre établir une hiérarchie entre les beautés de notre planète.

Je suis parti pour me reconstruire, plutôt me construire à nouveau, mais je devrai me satisfaire de mieux me connaitre. 50 ans donnent l’impression d’avoir épuisé ses capacités d’apprentissage et ne plus devoir que transmettre un capital. C’est pour ça que l’on fait des enfants, non ? Moi, je voulais faire tourner mes compteurs à l’envers et redevenir accessible à autre chose, un peu comme un disque dur d’ordinateur que l’on doit vider d’une partie de son contenu pour faire de la place à de nouvelles données. La question n’est pas de déterminer ce que l’on peut supprimer, mais de ce qu’il est vraiment utile de sauf-garder et l’incertitude de ce qui doit le remplacer nous retient bien souvent d’appuyer sur « Enter ». J’ai libérer mon espace pour y stocker ce que je soupçonnais pouvoir être immense de nouveauté. Ce que m’aura appris cette expérience reste le plus important à mes yeux.
 
Que me restera-t-il de tout ça?… Un simple fil de vie déroulé derrière moi où une nouvelle route qui s’ouvre sur un autre destin ? Telle une araignée, j’ai tissé une toile, solide et fragile à la fois, et je suis maintenant à l’affut de ses moindres vibrations.




     PS : Je crois bien que je vais devoir faire un détour par Munich, pour passer chez KTM!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

19 06 2017 - PS suite et fin.

Je croyais en avoir fini, mais mes péripéties me poursuivront jusqu’au bout. L’accueil du concessionnaire KTM de Munich (KTM Munchen Nord) fut cordial et ma moto a été rapidement prise en main par un mécano pour un contrôle de la roue avant et des roulements de direction. Rapidement, celui-ci m’avertit qu’une entretoise montée sur la roue avant ne correspondait pas à celle d’origine, mais à un modèle pour motocross. La pièce, marquée sérieusement, semble en effet pas loin de la rupture. Mais la bonne nouvelle est qu’après avoir resserré l’écrou de direction, il me donna sa garantie qu’il devrait largement tenir le coup jusqu’à mon retour à Paris, ce dont j’essaierai de me convaincre en repartant le soir même.



Résultat, à peine 200 kms plus loin, la moto est devenue inconduisible après 60 km/h, et je prendrai le risque de joindre au ralenti Lugano, en Suisse. J'y ai un très bon ami qui peut m’accueillir, pas loin d’un petit concessionnaire KTM où je pourrai encore une fois faire réparer la moto.

Là aussi, je recevrai un super accueil de Geo, qui m’avoue ne plus être un officiel KTM devant la pression commerciale imposée par la marque, mais le kit direction, commandé immédiatement et arrivé le lendemain, sera tout de même posé rapidement. Les roulements de direction extraits sont carrément ovales tellement ils sont détruits. Après seulement 4000 kms depuis Moscou, où ils ont été changés, cette nouvelle avarie est plutôt inquiétante. Finalement, j'aurais eu du flair en n'insistant pas plus en Russie !



ha oui, j'oubliais! Geo me signala, un peu gêné, qu'il me manquait deux fis de fixation de l'axe de roue avant sous le fourreau de fourche droit, qui avaient été oubliées au dernier démontage à Munich(sic).   

Je récupèrerai donc ma moto, dès le lendemain, mais rapidement je ressentirai une vibration anormale au guidon passé 70 km/h. Lugano étant une petite ville enclavée dans la montagne, il me sera impossible de lancer plus la moto pour voir si elles s’atténuent avec la vitesse et me rassurer sur mes chances d’atteindre ma destination. Peut-être juste l’usure des pneus et l’effet du chargement, etc…..(vous connaissez la chanson). Demi-tour et discussion avec Geo sur le risque possible de cette nouvelle anomalie qui ne peut pas provenir des roulements de directions neufs. Pour lui, les choses se compliquent car il s’inquiète du coût que me reviendrait une recherche plus approfondie en Suisse, qui relève d’un ensemble de choses possibles. Je décide donc de poursuivre comme ça, en me disant que la traversée de la France, dont je me faisais une dernière saveur, sera moins plaisante avec cette vibration au guidon.

23 06 2017 - Epilogue de l'épilogue

Finalement, j’arriverai bien à Paris, mais en voiture de location que la Macif mettra à ma disposition. La moto, elle, restera dans un garage KTM Amérique que j’ai croisé par chance à l’entrée d’Aoste à la frontière italienne. Devenue dangereuse à conduire, par un guidonnage prononcé et une direction plus que flottante, je ne pourrai pas aller plus loin et je dus me résigner à faire jouer mon assistance. Cette fois, quitte à la laisser une nouvelle fois au garage, j’en profiterai pour faire réviser entièrement, fourche, amortisseur (tous deux très fatigués), et tous les roulements possibles de la moto. De toute façon, je n’y aurai pas échappé à mon retour en France, alors autant que ce soit fait une bonne fois pour toute. Je reviendrai la chercher dans deux ou trois semaines, flambant neuve……………………………

Inch’Allah comme on dit en Bretagne!!

                                    Cette fois ce sera bien la Fin de mon récit.




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