Mise à jour du 22/04/2017: carnet de bord/europe/le récit
    

 

 

 

 

EST-EUROPE

L'itinéraire , Cliquer pour zoomer

Le trajet détaillé , pleine page , version excel

Le récit du voyage

14 avril 2017,

Nouveau départ vers la Russie et la Mongolie, et peut-être même la Chine si les dieux sont avec moi. Je fais un petit détour par les Alpes et la Suisse avant de remonter l’Europe de l’Est, via la Slovénie, la Hongrie, la Slovaquie, la Pologne, la Lituanie, et enfin la Lettonie où je passerai la frontière Russe.

Les 3 visas en poche pour la modique somme de 520€ (Mondial Visa) mon entrée en Russie n’est prévue que pour le 12 mai, ce qui me laisse le temps de visiter quelques amis sur la route. Des trois, le visa Russe a été le plus délicat à obtenir après avoir présenté un itinéraire détaillé de ma traversée du pays, de Moscou à Irkoutsk, jusqu’à la frontière Mongole (5600 kms). En plus des dates précises, il m’aura fallu anticiper la réservation des hôtels sur booking.com à chacune des étapes prévues. Même si il est toujours possible de les annuler après avoir obtenu le visa, c’est une obligation à laquelle on ne peut échapper. Prendre une énième assurance rapatriement, dont un original signé par le directeur est exigé par l’ambassade, et présenter mon dernier relevé d’imposition sont les dernières formalités du visa Russe, avec l’impératif de fournir des photos de la moto, devant, derrière et de travers. Reste une bonne surprise du côté de l’assurance, la MACIF couvre la moto jusqu’en Russie avec la carte verte.

La moto est prête après seulement une petite révision, un contrôle de la visserie et les changements des pneus (Continental TKC70) et du kit-chaîne. J’ai aussi récupéré deux valises latérales toutes neuves que KTM avait accepté de prendre en garantie l’été dernier. L’Australie ne semble pas l’avoir trop éprouvée, comme son transport par bateau dont le coût de 1300€ est nettement moins élevé que l’avion (4500€ pour l’aller). Quand on a le temps de patienter un bon mois, cette solution semble donc la plus économique, bien que dans le sens du retour vers la France, il n’y ait pas le surcoût des taxes exorbitantes qui gardent l’entrée du territoire australien. En attendant, j’en ai profité pour reprendre la direction de l’Amazonie pour une petite expédition personnelle de 2 mois, sans la moto. J’ai ainsi pris le temps de récupérer de quelques petits avatars physiques, et me voilà requinqué pour de nouvelles aventures.

Il était temps car je commençais à abuser de la patience de mes hôtes à Paris. Mais étaient-ils besoin de me faire dormir à la cave et de mettre la chaudière en panne pendant un mois, de demander à leur fille de casser toutes les voitures pour que je ne puisse pas les utiliser, de me faire passer l’aspirateur tous les jours, de m’obliger à cuisiner pendant des heures et de dresser le clébard fou contre moi? sans parler des cours particuliers que j’ai dû dispenser, "gratuitement", à leur fils complice au lieu de regarder mes séries préférées tranquillement allongé sur le canapé, que j’ai fini par cramer d’ailleurs ? m’enfin ! ………..gros câlins à tous et un clin d'oeil aux plus studieux des 5! 

Cette fois, je pars de Paris par la route pour m’épargner, au moins momentanément, les formalités administratives de transport et de douane que j’ai maintenant en aversion et qui n’aurait pas manqué d’être un véritable casse-tête si j’étais parti de Chine. Nous verrons bien jusqu’où m’amènera ma monture dans ce sens, mais au moins j’en profiterai sans tracas administratifs qui plombent l’ambiance des départs. Bien sûr mon petit tour dans le monde, déjà pas mal amputé, s’en trouve quelque peu bouleversé par sa discontinuité, mais cette bizarrerie me convient par ce qu’elle contient de liberté et de raison. Pour cette dernière phase de mon périple, je dois prendre en compte l’usure de la moto qui accuse maintenant près de 60000 kms sur autant de routes et de pistes passablement défoncées, bosselées, gondolées, cahoteuses, montueuses, pierreuses et poussiéreuses. Si le moteur, que m’a changé KTM avant l’Australie, ne compte pas plus de 15000 kms, le reste de la machine a un peu souffert et je garde un œil attentif sur l’amortisseur, la fourche, les freins, les durites, et surtout les roulements et joints de tous ordres, direction, roues, axes etc…
  
Ce nouveau départ revêt tout de même beaucoup moins de ce petit goût d’héroïsme qui avait pimenté mes premiers pas dans l’inconnu, il y a maintenant près deux ans. L’appréhension bien que toujours présente ne domine plus de son emprise. L’expérience de vieux baroudeur, que je suis devenu, attenu sans doute quelque peu des émotions dont je regrette presque l’intensité de peur de succomber à une habituation hédonique. Il souffle sur ce dernier voyage une aune nostalgique qui dénouera la fin de mon histoire comme un ultime coup de pinceau sur une toile qui ne pourra pas être achevée.

15 04 2017 - déjà dans l’ambiance

A peine les premiers 500 kms depuis Paris et je suis déjà à la recherche d’un garage moto pour changer, une nouvelle fois, les rotules de l’amortisseur. Comme au Chili, la moto s’est mise à louvoyer, mais cette fois l’expérience m’aura permis d’identifier l’avarie plus rapidement et, cette fois, j’ai les pièces avec moi. C’est le week-end de Pâques et à Aix-les-Bains, où je fais étape, comme ailleurs, inutile de s’énerver avant mardi prochain pour trouver un mécano dans le coin qui aura pitié de moi. Visiblement, les rotules de la katoche sont aussi fragiles que les miennes, et n’apprécient pas le poids des bagages chargés de pièces de rechange. Un choix Cornélien, car si j’avais choisi l’option de voyager léger, je ne disposerai pas de ces pièces avec moi et, une nouvelle fois, je me retrouverai dans une situation inextricable pour réparer. Je m’étonne quand même que ces rotules aient encore cédé après seulement 15000 kms depuis leur dernier remplacement.

22 04 2017 en route cette fois

La chance est avec moi, il y a encore des anciens qui ont la foi. Le premier petit concessionnaire moto (Aix Moto) auquel je me suis rendu, a interrompu son travail pour s’occuper de ma machine et me voilà reparti pour Lugano où m’attendent Sylvie, Arthur et Jean Yves, pour un petit moment de partage et de coolitude avant le grand départ.




Mes rencontres en Europe de l'Est.

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